Concert

20ème Festival de Pâques de Deauville

du 23 avril au 7 mai 2016

En 1997, quatre jeunes solistes – Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Nicholas Angelich et Jérôme Ducros -  fondaient le festival de Pâques de Deauville avec Yves Petit de Voize et le parrainage spontané de Maria João Pires, d’Augustin Dumay et d’Emmanuel Krivine. Dans l’écrin idéal de la salle Elie de Brignac (célèbre pour ses ventes de pur-sang) ils invitèrent à les rejoindre tout ce que la France comptait de jeunes musiciens de chambre doués et ambitieux. Du trio à l’orchestre et de la musique baroque à celle de notre époque, une centaine de jeunes instrumentistes et d’ensembles se retrouvent toujours chaque printemps à Deauville dans le même esprit d’amitié et de partage qui prévalait il y a vingt ans. Des carrières s’y sont révélées, des vocations affirmées et des ensembles s’y sont formés comme Le Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer.  « Incubateur de talents, lieu unique de rencontres et d’expérimentations » (La Tribune), le festival de Pâques de Deauville réunit toujours « tout ce qui naît ou s’affirme, avec une conception large du répertoire » (Le Monde).

Partager Facebook Twitter

samedi 30 avril 2016

Après avoir voyagé à Vienne et Paris où ses qualités de compositeur mais aussi de violoncelliste virtuose furent appréciées, Boccherini s'installe à Madrid en 1768 et entre en 1770 au service de Luis Antonio Jaime de Borbón y Farnesio, Louis Antoine de Bourbon, fils de Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV. Il composera une bonne centaine de quintettes à deux violoncelles mais aussi des symphonies qui demeurent aujourd'hui méconnues à l'exception de celle entendue de soir. Son titre a très probablement participé à son notoriété comme sa référence à Gluck que Boccherini avait connu à Vienne. Quatrième des six symphonies de l'opus 12, daté de 1771, cette œuvre se découpe en trois mouvements. Elle débute par une introduction grave et rythmique marquée avant que s'élancent l'Allegro assai brillant et ses thèmes, le premier lumineux,  le second plus ombré. L'Andantino con moto avance tel un funambule sur une ligne en pointillés souvent syncopée au-dessus d'un paysage aux teintes presque romantiques. Après une reprise de l'introduction solennelle du premier mouvement, le finale s'inspire de la musique du ballet Don Juan écrite par Gluck en 1761. « Chaconne qui représente l'Enfer et qui a été faite à l'imitation de celle de M. Gluck dans Le festin de Pierre » indique la partition. Il s'agit bien sûr de la mort de Don Juan que Boccherini s'approprie.


Programme

Luigi Boccherini (1743-1805) , Symphonie La casa del diavolo opus 12 n°4 G. 506

20ème Festival de Pâques de Deauville - du 23 avril au 7 mai 2016 Julien Chauvin Violon , L' Atelier de musique ensemble , Quatuor Cambini ensemble ,

En 1997, quatre jeunes solistes – Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Nicholas Angelich et Jérôme Ducros -  fondaient le festival de Pâques de Deauville avec Yves Petit de Voize et le parrainage spontané de Maria João Pires, d’Augustin Dumay et d’Emmanuel Krivine. Dans l’écrin idéal de la salle Elie de Brignac (célèbre pour ses ventes de pur-sang) ils invitèrent à les rejoindre tout ce que la France comptait de jeunes musiciens de chambre doués et ambitieux. Du trio à l’orchestre et de la musique baroque à celle de notre époque, une centaine de jeunes instrumentistes et d’ensembles se retrouvent toujours chaque printemps à Deauville dans le même esprit d’amitié et de partage qui prévalait il y a vingt ans. Des carrières s’y sont révélées, des vocations affirmées et des ensembles s’y sont formés comme Le Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer.  « Incubateur de talents, lieu unique de rencontres et d’expérimentations » (La Tribune), le festival de Pâques de Deauville réunit toujours « tout ce qui naît ou s’affirme, avec une conception large du répertoire » (Le Monde).

Partager Facebook Twitter