Concert

25e Festival de Pâques de Deauville 2021

du 17 avril au 8 mai

En 1997, quatre jeunes solistes – Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Nicholas Angelich et Jérôme Ducros -  fondaient le festival de Pâques de Deauville avec Yves Petit de Voize et le parrainage spontané de Maria João Pires, d’Augustin Dumay et d’Emmanuel Krivine. Dans l’écrin idéal de la salle Elie de Brignac (célèbre pour ses ventes de pur-sang) ils invitèrent à les rejoindre tout ce que la France comptait de jeunes musiciens de chambre doués et ambitieux. Du trio à l’orchestre et de la musique baroque à celle de notre époque, une centaine de jeunes instrumentistes et d’ensembles se retrouvent toujours chaque printemps à Deauville dans le même esprit d’amitié et de partage qui prévalait il y a vingt ans. Des carrières s’y sont révélées, des vocations affirmées et des ensembles s’y sont formés comme Le Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer.  « Incubateur de talents, lieu unique de rencontres et d’expérimentations » (La Tribune), le festival de Pâques de Deauville réunit toujours « tout ce qui naît ou s’affirme, avec une conception large du répertoire » (Le Monde).


 


 


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samedi 08 mai 2021

CAMILLE SAINT-SAËNS

Fantaisie pour violon et harpe opus 124


C’est pour deux sœurs, Marianne et Clara Eissler, que Camille Saint-Saëns compose en 1907 une étonnante Fantaisie pour violon et harpe. Avec son insistant motif initial en arabesque, l’œuvre s’ouvre sur un Allegretto charmant qui emprunte les contours d’une écriture debussyste. Sollicitant la virtuosité des interprètes par l’insertion de difficultés typiquement violonistiques (doubles cordes, sautillé et gammes véloces), l’Allegro qui suit est plus singulier, avec des couleurs harmoniques hispanisantes. Mais le plus surprenant est la basse obstinée qui s’installe plus loin à la harpe, au-dessus de laquelle le violon déploie une série de variations virtuoses dans un style néo-baroque inattendu. Ce patchwork s’évanouit mystérieusement pour finir, restant une pièce insaisissable, unique dans le catalogue du compositeur.


CAMILLE SAINT-SAËNS

Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle opus 92


« Je travaille tout doucement à un Trio qui fera, je l’espère bien, le désespoir des gens qui auront la malchance de l’entendre. J’en ai pour tout l’été à finir de perpétrer cette horreur. » C’est en ces termes emplis d’autodérision que Camille Saint-Saëns évoque pour la première fois son Trio opus 92 dans une lettre, en juin 1892. La réaction de son correspondant, le compositeur Charles Lecocq (1832-1918), montrera quelques mois plus tard qu’il ne s’agit pas d’une œuvre ratée, loin de là : « Je ne saurais dire lequel je préfère des cinq morceaux qui le composent, car je les préfère tous. »

Faisant la part belle au piano virtuose, le très intense premier mouvement déploie des lignes mélodiques héroïques et passionnées. Les trois mouvements centraux sont des petites perles qui remplacent l’habituel tandem scherzo enlevé – mouvement lent : l’Allegretto suit une étonnante métrique bancale à cinq temps. Le ton léger et malicieux inspirera cette juste réaction à Lecocq : « Le petit à cinq pattes m’est tout à fait sympathique […]. Que de grâce dans son allure un peu clownesque ! » L’Andante déroule tout du long un unique motif descendant, entre l’esprit tendre de la romance et le rythme de la marche. Le Grazioso dansant qui conclut le triptyque central est plus volontiers naïf : « C’est l’enfant de la maison qui vient montrer le bout de son nez rose et retroussé », s’amusera Lecocq.

Le finale renoue avec l’esprit sérieux du premier mouvement. Après un unisson sévère, Saint-Saëns tisse un contrepoint complexe, presque brahmsien, tout en motifs et rythmes entrelacés. Des sommets de rigueur sont atteints dans les passages fugués réglés au millimètre. La conclusion éclatante achève de montrer que l’ouvrage n’a décidément rien de « l’horreur » annoncée par le compositeur !

Programme

Johannes Brahms (1833-1897) , Zwei Gesänge, op. 91

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai
Liste des pistes vide .

Maurice Ravel (1875-1837) , Miroirs

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Bertrand Chamayou piano ,

Camille Saint-Saëns (1835-1921) , Fantaisie pour violon et harpe, op. 124

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Amaury Coeytaux Violon , Marcel Cara harpe
Fantaisie pour violon et harpe op.124

Camille Saint-Saëns (1835-1921) , Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle, op. 92

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Amaury Coeytaux Violon , Victor Julien-Laferrière Violoncelle , Bertrand Chamayou piano ,

Antonín Dvořák (1841-1904) , De la forêt de Bohème pour piano à quatre mains, op. 68, B. 133

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Bertrand Chamayou piano , Théo Fouchenneret piano ,

Leoš Janáček (1854-1928) , Concertino pour piano, deux violons, alto, clarinette, cor et basson

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Elise Liu Violon , Omer Bouchez Violon , Lou Chang Alto , Amaury Viduvier clarinette , Nicolas Ramez cor , Lomic Lamouroux basson , Bertrand Chamayou piano ,

Antonín Dvořák (1841-1904) , Quintette pour piano et cordes n° 2 en la majeur, op. 81, B. 155

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai David Petrlik Violon , Elise Liu Violon , Marie Chilemme Alto , Volodia van Keulen Violoncelle , Bertrand Chamayou piano

Maurice Ravel (1875-1837) , Pavane pour une infante défunte (1899)

25e Festival de Pâques de Deauville 2021 - du 17 avril au 8 mai Bertrand Chamayou piano
Pavane pour une infante défunte (1899)

En 1997, quatre jeunes solistes – Renaud Capuçon, Jérôme Pernoo, Nicholas Angelich et Jérôme Ducros -  fondaient le festival de Pâques de Deauville avec Yves Petit de Voize et le parrainage spontané de Maria João Pires, d’Augustin Dumay et d’Emmanuel Krivine. Dans l’écrin idéal de la salle Elie de Brignac (célèbre pour ses ventes de pur-sang) ils invitèrent à les rejoindre tout ce que la France comptait de jeunes musiciens de chambre doués et ambitieux. Du trio à l’orchestre et de la musique baroque à celle de notre époque, une centaine de jeunes instrumentistes et d’ensembles se retrouvent toujours chaque printemps à Deauville dans le même esprit d’amitié et de partage qui prévalait il y a vingt ans. Des carrières s’y sont révélées, des vocations affirmées et des ensembles s’y sont formés comme Le Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer.  « Incubateur de talents, lieu unique de rencontres et d’expérimentations » (La Tribune), le festival de Pâques de Deauville réunit toujours « tout ce qui naît ou s’affirme, avec une conception large du répertoire » (Le Monde).


 


 


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