Compositeur

Ralph Vaughan Williams
1872 - 1958

Mal connu en France, Ralph Vaughan Williams fait pourtant partie des figures les plus importantes dans l’histoire de la musique britannique. Après des études au Royal College of Music de Londres, où il a notamment pour condisciples Gustav Holst ou Leopold Stokowski, il part se perfectionner à Berlin en 1897 auprès de Max Bruch puis revient à Cambridge pour y passer son doctorat en musique en 1901. La redécouverte du patrimoine musical britannique le passionne, qu’il s’agisse du répertoire élisabéthain ou de mélodies populaires dont on retrouvera par la suite l’esprit dans bon nombre de ses œuvres, comme dans la romance pour violon et orchestre The Lark Ascending. Il connaît ses premiers succès avant le début de la Première Guerre Mondiale, avec sa Tallis Fantasia et surtout ses deux premières symphonies, A Sea Symphony en 1910 et A London Symphony en 1914, qui font de lui l’héritier naturel d’Elgar. Engagé volontaire pendant le conflit, il en ressort bouleversé, ce dont témoignera sa Pastoral Symphony avec ses accents mystiques. Esquissée sur le front en 1916, l’œuvre sera créée en 1922 sous la direction d’Adrian Boult. Quinquagénaire, notre musicien sait ne pas rester sourd aux innovations de son temps et fait évoluer son langage dans les années 1920 avec des œuvres plus âpres et dissonantes, faisant mentir la réputation de compositeur élégiaque qui lui est souvent accolée. Le ballet Job: A Masque for Dancing et surtout la Symphonie n°4 en fa mineur en 1935 symbolisent ce nouvel état d’esprit. Le massif symphonique continue à s’élever, avec la Symphonie n°5 créée pendant la guerre en 1943, bientôt suivie de quatre autres, écrites en une décennie à peine entre 1946 et 1957. C’est à cette même période qu’il achève son opéra The Pilgrim’s Progress, en chantier depuis de nombreuses années. Aux côtés d’une production vocale très importante, mentionnons encore quelques trop rares opus chambristes, comme le Quatuor à cordes n°2, chef-d’œuvre méconnu, le Phantasy quintet, le Quintette avec piano en ut mineur ou encore le Quintette pour clarinette, cor, violon, violoncelle et piano en ré majeur, page charmante et insouciante.

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Quintette pour clarinette, cor, violon, violoncelle et piano (1898)

17e Festival de Pâques de Deauville , samedi 11 mai 2013 Amaury Coeytaux Violon , Adrien Boisseau Alto , Bruno Philippe Violoncelle , Ismaël Margain piano , Ensemble Initium ensemble ,