Compositeur

Franz Schubert
1797 - 1828

Qu’elle s’exprime dans un lied de quelques minutes ou dans une page chambriste de près d’une heure, l’inspiration mélodique de Schubert aura toujours semblé intarissable dans les trente-et-une années de sa trop courte vie. Près de mille œuvres auront vu le jour en si peu de temps, dont six-cents lieder environ, avec des pics de production défiant parfois l’entendement (pour la seule année 1815 par exemple : quatre opéras, cent-quarante lieder, une dizaine d’œuvres pour piano, deux symphonies, de la musique religieuse…). Dans le domaine de la musique de chambre cependant, les choses n’auront pas toujours été aussi régulières. Sur les quinze quatuors à cordes qui nous sont parvenues, onze datent des années d’adolescence de Schubert et étaient destinés à être exécutés dans le cercle familial, avec une influence très visible des partitions de Haydn et Mozart sur le jeune homme. Après des années de crise et de questionnement (dont il nous reste le bouleversant Quartettsatz en mineur D 703, dont on aurait tant aimé connaître la suite…), on pénètre dans un autre monde avec les 13e et 14e quatuors, où Schubert, tout en respectant en apparence les modèles classiques, fait entrer la musique de chambre dans une nouvelle ère. S’appuyant sur des mélodies venues d’œuvres antérieures (le ballet Rosamunde, le lied La Jeune fille et la mort), il élargit les dimensions de ses compositions jusqu’à l’inenvisageable (Schumann parlait très justement des « divines longueurs » du dernier Schubert) pour en faire de véritables symphonies déguisées. Cette démarche culmine avec le 15e et dernier quatuor D 887 de 1826, et plus encore avec le grand quintette à deux violoncelles D 956, chef-d’œuvre absolu de toute la littérature chambriste achevé quelques semaines avant la triste disparition du musicien dans la misère la plus totale. Dans le même esprit, les deux grands trios pour piano, violon et violoncelle de 1827, D 898 et D 929 (sur lequel flotte le parfum entêtant de Barry Lindon), sans oublier le si fragile Notturno D 897 pour la même formation, tutoient eux-aussi les sommets, avec ce miracle permanent de l’inspiration qui voudrait que, par leur lyrisme toujours renouvelé, jamais ces œuvres ne cessent. Des circonstances plus heureuses ont vu naître des partitions plus détendues, comme le célèbre Quintette D 667 La Truite, où une contrebasse s’invite pour faire plus librement chanter le violoncelle du dédicataire, l’imposant Octuor D 803 pour cordes et vents de 1824, hommage au Septuor que Beethoven avait composé pour une formation presque identique, les Variations sur Trockne Blumen D 802, morceau de bravoure de tout flûtiste qui se respecte, et surtout la Sonate pour arpeggione et piano D 821, que tous les instrumentistes à cordes se sont empressés de s’approprier pour mieux nous faire oublier qu’elle était à l’origine destinée à un éphémère instrument, curieux mélange de guitare et de violoncelle.

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Trio pour violon, violoncelle et piano n° 2 en mi bémol majeur opus 100 D. 929

21ème Festival de Pâques de Deauville, samedi 29 avril 2017 Trio Les Esprits ,

Quatuor à cordes n°14 en ré mineur La jeune fille et la mort D.810

15ème Août musical de Deauville, samedi 30 juillet 2016 Quatuor Hermès ensemble ,

Symphonie n° 5 en si bémol majeur D. 485

20ème Festival de Pâques de Deauville, samedi 23 avril 2016 David Walter hautbois , Marc Minkowski direction , L' Atelier de musique ensemble , Ensemble Ouranos ensemble ,

Andante pour piano à quatre mains en la mineur D. 968

14e Août musical de Deauville , samedi 08 août 2015 Ismaël Margain piano , Guillaume Bellom piano
Andante pour piano à 4 mains

Der Hirt auf dem Felsen pour voix, clarinette et piano D. 965

14e Août musical de Deauville , samedi 01 août 2015 Armelle Khourdoïan Soprano , Amaury Viduvier clarinette , Guillaume Vincent piano

Trio n°1 pour piano, violon et violoncelle en si bémol majeur D. 898

19e Festival de Pâques de Deauville , samedi 25 avril 2015 Trio Les Esprits ,

Quatuor à cordes n°15 en sol majeur D.887

13e Août musical de Deauville , vendredi 08 août 2014 Quatuor Hermès ensemble ,

Cinq Lieder ohne Worte

13e Août musical de Deauville , samedi 02 août 2014 Adrien La Marca Alto , Ismaël Margain piano ,

Quintette pour piano et cordes en la majeur D. 667 « La Truite »

18e Festival de Pâques de Deauville , dimanche 20 avril 2014 Lise Berthaud Alto , Yann Dubost Contrebasse , Trio Les Esprits ,

Sonate pour alto et piano en la mineur D 821, « Arpeggione »

11e Août musical de Deauville , jeudi 02 août 2012 Adrien Boisseau Alto , Ismaël Margain piano ,

Sonate « Grand duo » pour piano à quatre mains opus posthume 140 D. 812

11e Août musical de Deauville , vendredi 27 juillet 2012 Ismaël Margain piano , Guillaume Bellom piano ,

Rondo pour piano à quatre mains en ré majeur D. 608

11e Août musical de Deauville , vendredi 27 juillet 2012 Ismaël Margain piano , Guillaume Bellom piano
1.Rondo pour piano à quatre mains - Allegretto

Fantaisie pour piano à quatre mains en fa mineur D. 940

11e Août musical de Deauville , vendredi 27 juillet 2012 Ismaël Margain piano , Guillaume Bellom piano

Quarttetsatz pour quatuor à cordes en do mineur D. 703

16e Festival de Pâques de Deauville , vendredi 27 avril 2012 Quatuor Zaïde ensemble

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